Les cafés littéraires de 2012

En 2012, nous avons reçu plusieurs auteurs qui sont venus nous présenter leur dernier ouvrage (roman ou essai).

23 novembre 2012 : Le Café Littéraire reçoit Laurent Olivier, pour son essai Nos Ancêtres les germains, les archéologues au service des nazis, chez Tallandier
C’est un secret bien gardé. Près de 90 % des archéologues allemands ont été membres du parti nazi. Mise au service du nazisme, l’archéologie fournit alors une légitimité scientifique à l’entreprise d’« épuration raciale » et de germanisation forcée menée par le IIIe Reich dans toute l’Europe occupée. Archives à l’appui, Laurent Olivier lève le voile sur l’embrigadement de l’archéologie allemande et met en évidence son obsession à prouver la présence germanique en Europe, et en particulier en France. Il s’agit d’établir la parenté supposée entre les mégalithes de Bretagne et ceux du nord de l’Allemagne et de la Scandinavie pour promouvoir l’idée d’une communauté de sang « nordique », ou de prouver le passé exclusivement germanique de l’Alsace. Ce que révèle Laurent Olivier, dans cette enquête fouillée, c’est à quel point les archéologues français ont largement coopéré, sous Vichy, avec leurs homologues nazis à la réécriture des origines de l’Histoire. Après la guerre, la plupart des archéologues recrutés au service des institutions du IIIeReich ont poursuivi leur carrière à l’université ou dans les musées, entretenant une véritable omerta sur le passé nazi de l’archéologie.

L'invitation au café littéraire du 23 novembre 2012

L’invitation au café littéraire du 23 novembre 2012 avec Laurent Olivier

16 octobre 2012 : Le Café Littéraire reçoit Hervé Bel, pour son roman Les choix secrets, éditions JC Lattès
« Il n’y a plus que la cuisine et le mari, le ciel gris derrière la mousseline des rideaux, et ce présent dont il faut bien se contenter. Ce présent est sa prison. Plus jeune, elle l’a supporté parce que, concevant l’avenir comme un espace vierge, un monde à lui tout seul, elle a cru que celui-ci prendrait un jour la place de celui-là et changerait le goût de sa vie. Mais le temps n’a fait que traverser son corps. Il est passé, la laissant là, inchangée avec sa façon d’appréhender les choses et les gens. L’avenir s’est rétréci tellement qu’il s’est confondu avec le présent et empêche désormais toute espérance de se déployer.»
Chaque soir, Marie commence sa ronde : il faut être certain que tout est bien fermé, chaque volet, chaque fenêtre, que l’on n’a surtout pas oublié d’éteindre la lumière. Marie est une vieille femme : elle ne veut pas être dérangée. Elle veut que chaque chose soit à sa place, que chaque jour s’écoule comme la veille, sans imprévu, sans douleur, qu’elle puisse contempler tout ce que la vie lui a permis de rassembler et d’accumuler : les objets, les photos, les souvenirs.
Aujourd’hui cette vie sans histoires lui convient. Mais, avant, elle voulait vivre, elle cherchait la passion et les drames, la souffrance, la sienne et celle des autres, de tous ceux qui l’entouraient.
Elle s’est mariée, a eu deux enfants, elle a hérité de la maison de ses parents, mais a-t-elle vécu ? Et comment a-t-elle vécu ?

Les choix secrets

Les choix secrets

5 juin 2012 : Le Café Littéraire, en partenariat avec l’association Bulles de Vie, reçoit Jacques Caplat pour son ouvrage L’agriculture biologique pour nourrir l’humanité, essai publié chez Actes Sud
L’agriculture biologique fait l’objet d’un véritablement engouement, tant de la part des consommateurs que des médias. Pourtant, ce mode de production agricole reste peu connu des citoyens et fait toujours l’objet de nombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives. A partir d’une connaissance intime du sujet en étant lui même fils d’agriculteur et ancien conseiller agricole, Jacques Caplat explique dans cet ouvrage les fondements et pratiques concrètes de l’agriculture biologique. Sans angélisme ni illusion, l’auteur montre un champ des possibles de belle ampleur et un véritable espoir, tant en matière de protection de l’environnement que de production alimentaire mondiale, grâce à l’agriculture biologique.

L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité

L’agriculture biologique pour nourrir l’humanité

10 avril 2012 : Le Café Littéraire reçoit Hubert Haddad, pour son roman Opium Poppy, chez Zulma
Encore et encore, on lui demande comment il s’appelle. La première fois, des gens lui avaient psalmodié tous les prénoms commençant par la lettre A. Sans motif, ils s’étaient arrêtés sur Alam. Pour leur faire plaisir, il avait répété après eux les deux syllabes. C’était au tout début, à Paris. On venait de l’attraper sur un quai de gare, à la descente d’un train…
Au fil de cette traque à l’enfant, se dessine l’histoire d’Alam. Celle d’un petit paysan afghan, pris entre la guerre et le trafic d’opium, entre son désir d’apprendre et les intimidations de toute sorte, entre son admiration pour un frère tête brûlée et l’amour éperdu qu’il porte à une trop belle voisine…Ce magnifique roman à la précipitation dramatique haletante éclaire la folle tragédie des enfants de la guerre. « Qui aura le courage d’adopter le petit taliban ? » semble nous demander avec une causticité tendre l’auteur d’Opium Poppy.

Café littéraire du 10 avril 2012 avec Hubert Haddad

Café littéraire du 10 avril 2012 avec Hubert Haddad

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