Les rencontres littéraires de 2013

11 octobre 2013 : Café littéraire avec l’association Bulles de Vie, avec Christian Rémésy, chercheur et nutritionniste, autour de son livre L’alimentation durable, pour la santé de l’homme et de la planète, publié chez Odile Jacob
Peut-on admettre qu’un milliard d’hommes souffrent de la faim, tandis qu’une autre partie de l’humanité encore plus nombreuse est en surcharge pondérale ? Peut-on accepter que l’agriculture et les autres activités alimentaires soient des sources importantes de pollution et de gaz à effet de serre ? Pourquoi l’industrialisation de l’alimentation aboutit-elle à une offre si déséquilibrée sur le plan nutritionnel, entretenant ainsi un ensemble de maladies métaboliques ? Comment les consommateurs peuvent-ils adopter un comportement alimentaire sûr lorsqu’ils sont soumis à tant d’informations contradictoires ?
Le moment est venu de nous engager vers une alimentation plus durable. Ce livre trace les voies possibles d’un changement salutaire de nos modes alimentaires. L’auteur nous propose une véritable charte pour une alimentation durable et nous invite à la mettre en œuvre par nos choix personnels.
Christian Rémésy, chercheur et nutritionniste, a développé dans le cadre de l’Inra une approche originale de la nutrition en approfondissant le rôle protecteur des produits végétaux. Il a exploré les bases d’une nutrition préventive, avant d’élargir sa démarche à l’alimentation durable. Il a notamment écrit Que mangerons-nous demain ?

10 octobre 2013 : Rencontre à la librairie avec Leonor de Recondo, pour son roman Pietra Viva (Sabine Wespieser)
Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociant, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre.
Lors de ses soirées solitaires à l’auberge, avec pour seule compagnie le petit livre de Pétrarque que lui a offert Lorenzo de Medici et la bible d’Andrea, il ne cesse d’interroger le mystère de la mort du moine, tout à son désir impétueux de capturer dans la pierre sa beauté terrestre.
Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir. La naïveté et l’affection du petit garçon feront  resurgir les souvenirs les plus enfouis de Michelangelo.
Parce qu’enfin il s’abandonne à ses émotions, son séjour à Carrare, au cœur d’une nature exubérante, va marquer une transformation profonde dans son œuvre. Il retrouvera désormais ceux qu’il a aimés dans la matière vive du marbre.

7 juin 2013 : Café littéraire avec l’association Bulles de Vie avec Marc Dufumier autour de son livre Famine au sud, Malbouffe au nord, comment le bio peut nous sauver (Nil éditions)
Le dernier livre de Marc Dufumier, Famine au sud, Malbouffe au nord, comment le bio peut nous sauver, nous fait prendre la mesure des désordres agricoles mondiaux, provoquant au Sud, le manque, au Nord, le trop-plein. C’est à une analyse des agricultures du monde et des rapports Nord-Sud que Marc Dufumier nous convie. Au-delà des constats, il explique l’alternative que constitue aujourd’hui l’agro-écologie, voie d’avenir permettant de conjuguer respect de l’environnement, qualité des aliments, fixation des populations paysannes, maintien voire amélioration des rendements.
Cette soirée était l’occasion d’une présentation des grands thèmes développés dans ce livre et d’un échange sur les conditions d’émergence de cette « nouvelle agriculture », et la part que nous tous, agriculteurs comme consommateurs, pouvons prendre pour y contribuer.  Marc Dufumier est ingénieur agronome, professeur émérite à AgroParisTech. Il est expert auprès de la FAO et de la Banque Mondiale.

26 avril 2013 : Café littéraire « Connaissez-vous Fontenay-sous-Bois » avec l’association Les Ami-e-s de Fontenay-sous-Bois , autour du livre Fontenay-sous-Bois, un certain art de ville.
Textes d’Alain Bascoulergue
Photographies de Patrick Deby
Pour en savoir plus : le site de l’association Les Ami-e-s de Fontenay-sous-Boi

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19 avril 2013 : Michèle Lesbre est venue nous parler de son roman Ecoute la pluie (Editions Sabine Wespieser)
« Puis le ronflement sourd de la rame qui s’approchait à grande vitesse a provoqué un frémissement parmi les rares voyageurs. Le vieil homme s’est tourné vers moi avec toujours ce sourire limpide, j’ai cru qu’il allait me demander quelque chose, mais il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté. »
Avant que le vieil homme ne se jette sur la voie en lui adressant son dernier sourire, la narratrice partait rejoindre l’homme qu’elle aime à l’hôtel des Embruns. Le choc a fait tout basculer. Plutôt que d’aller à la gare, elle s’enfonce dans les rues de Paris pour une longue errance nocturne sous l’orage. Revenue chez elle au petit matin, toujours incapable d’expliquer à son amant pourquoi elle n’était pas au rendez-vous, elle murmure à son intention le récit de sa nuit blanche. Lui, le photographe pour qui les mots ne sont jamais à la hauteur, sera-t-il capable de comprendre l’énigmatique message qu’elle finit par lui laisser : « Écoute la pluie » ?
Avec ce roman dense et bouleversant, Michèle Lesbre poursuit une œuvre lumineuse qu’éclaire le sentiment du désir et de l’urgence de vivre.

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13 avril 2013 : Dédicace de Marina Dédéyan, à la Librairie Mot à Mot, pour son livre De tempête et d’espoir (Flammarion)
En 1760, Anne de Montfort a 17 ans et se retrouve orpheline. Elle est sans nouvelles de son frère aîné parti aux Indes. Pour le retrouver, elle est prête à embarquer sur un navire à Saint-Malo.

20 mars 2013 : Jeanne Benameur est l’invitée du Café Littéraire pour son livre, Profanes (Actes Sud)
Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.
Jeanne Benameur bâtit un édifice à la vie à la mort, un roman qui affirme un engagement farouche. Dans un monde où la complexité perd du terrain au bénéfice du manichéisme, elle investit l’inépuisable et passionnant territoire du doute. Contre une galopante toute-puissance du dogme, Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

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