Les livres que nous avons aimés récemment…

Les livres que nous avons aimés dernièrement :

  •  Amours, Leonor de Recondo, Sabine Wespieser éditeur

amours« Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré.
Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches.
Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles…
Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout. »

  • LoveStar, Andri Snaer Magnason, Zulma

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« « Peu de temps après que les mouches à miel eurent colonisé Chicago, les papillons monarques furent saisis d’un étrange comportement. […] Au lieu d’aller vers le sud rejoindre leurs quartiers d’hiver, ils se dirigèrent vers le nord. » C’est ainsi que s’ouvre le roman, fable imaginative et pourtant étrangement familière, tenant à la fois de Calvino et des Monty Python.

Face à la soudaine déroute de toutes sortes d’espèces volantes, le génial LoveStar, vibrionnant et énigmatique fondateur de l’entreprise du même nom, invente un mode de transmission des données inspiré des ondes des oiseaux, libérant d’un coup l’humanité, pour son plus grand bonheur, de l’universelle emprise de l’électronique. Et développant au passage quelques applications aussi consuméristes que liberticides… Avec des hommes et des femmes ultra connectés payés pour brailler des publicités à des passants ciblés, le système ReGret, qui permet « d’apurer le passé », ou le rembobinage des enfants qui filent un mauvais coton. Autre innovation, et pas des moindres, en faveur du bonheur humain : les âmes sœurs sont désormais identifiées en toute objectivité par simple calcul de leurs ondes respectives.

Quand Indriði et Sigríður, jeunes gens par trop naïfs et sûrs de leur amour, se retrouvent « calculés », ils tombent des nues : leur moitié est ailleurs. Les voilà partis, Roméo et Juliette postmodernes contrariés par la fatalité, pour une série de mésaventures cocasses et pathétiques, jusqu’à ce que leur route croise celle de LoveStar lui-même, en quête de son ultime invention… »

  • Revolver, NAKAMURA Fuminori, Editions Philippe Picquier

Revolver

« Un soir de pluie, un étudiant découvre le corps d’un homme sous un pont. Près de lui repose l’arme qui l’a tué. Ou avec qui il s’est donné la mort. Un lawman mk iii 357 magnum ctg.
Cette rencontre submerge l’étudiant d’une joie si intense qu’il lui semble que son cœur va se déchirer en deux. Ce revolver d’une beauté magnétique va le révéler à lui-même. Faire surgir à la lumière les zones d’ombre de son enfance, ouvrir un monde enclos en lui, l’emmener vers un ailleurs.
Comment résister à l’appel d’un instrument conçu pour ôter la vie, fabriqué de sorte à faciliter ce geste, dont la pureté des formes répond au besoin de faire feu et tuer ?
Entre le jeune homme et le revolver grandit une histoire d’amour dont le récit épouse les moindres variations avec une précision envoûtante, tel un parfait et effrayant diamant noir luisant dans la nuit. »

  • Les Variations Sebastian, Emily St. John Mandel, Editions Payot & Rivages

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« Lorsque Gavin, journaliste new-yorkais, retourne à Sebastian, dans sa Floride natale, il ne se doute pas que sa vie va basculer. C’est une photo qui déclenche tout. Celle que sa sœur a prise devant une maison dont les occupants sont sur le point d’être expulsés. Gavin y voit le visage d’une fillette qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. D’un coup, c’est toute sa jeunesse qui remonte à la surface : le lycée de Sebastian, la fondation du Lola Quartet avec Daniel, Jack et Sasha. Et surtout, son amour pour la fantasque Anna, qui avait mystérieusement disparu à la fin de l’année scolaire. Est-il possible que cette petite fille soit la leur? Où est-elle maintenant? Qu’est devenue Anna? La réponse à ces questions va conduire Gavin au cœur des ténèbres. »

  • Tétraméron, José Carols Somoza, Actes Sud

Tetrameron« En excursion scolaire dans un mystérieux ermitage aux abords de Madrid, une collégienne découvre Tétraméron, une société occulte qui se réunit une fois l’an pour raconter des histoires énigmatiques toutes plus terrifiantes – ou édifiantes – les unes que les autres. Après avoir écouté les contes cruels des quatre membres, elle devra relater le sien, rite initiatique obligé pour entrer dans ce cercle obscur et très privé ; et quitter pour toujours les rives de l’enfance.

Les histoires, hantées par la présence du péché, de la tentation, de la luxure et du Mal s’ouvrent les unes sur les autres telle une succession d’effrayantes matriochkas avant la révélation finale. Au fil de ces fables intrinsèquement liées, José Carlos Somoza nous plonge dans un univers gothique et sombre, empreint d’une angoissante débauche, à l’image du Décaméron de Boccace. »

  • Les Luminaires, Eleanor Catton, Buchet-Chastel 

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« Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l’or, l’île voit débarquer sur ses côtes tout ce que la vieille Europe compte d’ambitieux et de désespérés. Parmi eux, Walter Moody, un jeune britannique ruiné bien décidé à trouver fortune accoste au port d’Hokitika, sur la côte Ouest, après un éprouvant voyage. Mais une étrange assemblée l’attend dans le petit hôtel où il a trouvé refuge. Là, dans une atmosphère des plus tendues, douze hommes du cru tiennent une réunion secrète pour tenter d’élucider des faits étranges qui agitent la communauté depuis plusieurs semaines. Un riche notable a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours, et on a découvert une immense fortune dans la maison d’un pauvre ivrogne, mort lui aussi. Moody succombe bientôt à l’irrésistible attrait du mystère et se retrouve plongé dans un entrelacs d’intrigues et de destins vertigineux.

Formidable restitution des grands romans anglo-saxons du XIXe siècle, Les Luminaires est une narration ambitieuse dont la structure emprunte à l’astrologie pour livrer un inoubliable roman d’amour, une histoire de fantômes, de pouvoirs et d’énigmes insolubles campés dans une Nouvelle-Zélande ou la fièvre de l’or est reine. »

Mais aussi…

Peine perdue, Olivier Adam, Flammarion
– Le dernier gardien d’Ellis Island, Gaëlle Josse, éditions Noir sur Blanc
– Debout payé, Gauz, Le Nouvel Attila
Charlotte, David Foenkinos, Gallimard
Message personnel, Arne Dahl, Actes Sud
Kobra, Deon Meyer, Seuil
Danser les ombres, Laurent Gaudé, Actes Sud

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Les rencontres littéraires de 2013

11 octobre 2013 : Café littéraire avec l’association Bulles de Vie, avec Christian Rémésy, chercheur et nutritionniste, autour de son livre L’alimentation durable, pour la santé de l’homme et de la planète, publié chez Odile Jacob
Peut-on admettre qu’un milliard d’hommes souffrent de la faim, tandis qu’une autre partie de l’humanité encore plus nombreuse est en surcharge pondérale ? Peut-on accepter que l’agriculture et les autres activités alimentaires soient des sources importantes de pollution et de gaz à effet de serre ? Pourquoi l’industrialisation de l’alimentation aboutit-elle à une offre si déséquilibrée sur le plan nutritionnel, entretenant ainsi un ensemble de maladies métaboliques ? Comment les consommateurs peuvent-ils adopter un comportement alimentaire sûr lorsqu’ils sont soumis à tant d’informations contradictoires ?
Le moment est venu de nous engager vers une alimentation plus durable. Ce livre trace les voies possibles d’un changement salutaire de nos modes alimentaires. L’auteur nous propose une véritable charte pour une alimentation durable et nous invite à la mettre en œuvre par nos choix personnels.
Christian Rémésy, chercheur et nutritionniste, a développé dans le cadre de l’Inra une approche originale de la nutrition en approfondissant le rôle protecteur des produits végétaux. Il a exploré les bases d’une nutrition préventive, avant d’élargir sa démarche à l’alimentation durable. Il a notamment écrit Que mangerons-nous demain ?

10 octobre 2013 : Rencontre à la librairie avec Leonor de Recondo, pour son roman Pietra Viva (Sabine Wespieser)
Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociant, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre.
Lors de ses soirées solitaires à l’auberge, avec pour seule compagnie le petit livre de Pétrarque que lui a offert Lorenzo de Medici et la bible d’Andrea, il ne cesse d’interroger le mystère de la mort du moine, tout à son désir impétueux de capturer dans la pierre sa beauté terrestre.
Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir. La naïveté et l’affection du petit garçon feront  resurgir les souvenirs les plus enfouis de Michelangelo.
Parce qu’enfin il s’abandonne à ses émotions, son séjour à Carrare, au cœur d’une nature exubérante, va marquer une transformation profonde dans son œuvre. Il retrouvera désormais ceux qu’il a aimés dans la matière vive du marbre.

7 juin 2013 : Café littéraire avec l’association Bulles de Vie avec Marc Dufumier autour de son livre Famine au sud, Malbouffe au nord, comment le bio peut nous sauver (Nil éditions)
Le dernier livre de Marc Dufumier, Famine au sud, Malbouffe au nord, comment le bio peut nous sauver, nous fait prendre la mesure des désordres agricoles mondiaux, provoquant au Sud, le manque, au Nord, le trop-plein. C’est à une analyse des agricultures du monde et des rapports Nord-Sud que Marc Dufumier nous convie. Au-delà des constats, il explique l’alternative que constitue aujourd’hui l’agro-écologie, voie d’avenir permettant de conjuguer respect de l’environnement, qualité des aliments, fixation des populations paysannes, maintien voire amélioration des rendements.
Cette soirée était l’occasion d’une présentation des grands thèmes développés dans ce livre et d’un échange sur les conditions d’émergence de cette « nouvelle agriculture », et la part que nous tous, agriculteurs comme consommateurs, pouvons prendre pour y contribuer.  Marc Dufumier est ingénieur agronome, professeur émérite à AgroParisTech. Il est expert auprès de la FAO et de la Banque Mondiale.

26 avril 2013 : Café littéraire « Connaissez-vous Fontenay-sous-Bois » avec l’association Les Ami-e-s de Fontenay-sous-Bois , autour du livre Fontenay-sous-Bois, un certain art de ville.
Textes d’Alain Bascoulergue
Photographies de Patrick Deby
Pour en savoir plus : le site de l’association Les Ami-e-s de Fontenay-sous-Boi

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19 avril 2013 : Michèle Lesbre est venue nous parler de son roman Ecoute la pluie (Editions Sabine Wespieser)
« Puis le ronflement sourd de la rame qui s’approchait à grande vitesse a provoqué un frémissement parmi les rares voyageurs. Le vieil homme s’est tourné vers moi avec toujours ce sourire limpide, j’ai cru qu’il allait me demander quelque chose, mais il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté. »
Avant que le vieil homme ne se jette sur la voie en lui adressant son dernier sourire, la narratrice partait rejoindre l’homme qu’elle aime à l’hôtel des Embruns. Le choc a fait tout basculer. Plutôt que d’aller à la gare, elle s’enfonce dans les rues de Paris pour une longue errance nocturne sous l’orage. Revenue chez elle au petit matin, toujours incapable d’expliquer à son amant pourquoi elle n’était pas au rendez-vous, elle murmure à son intention le récit de sa nuit blanche. Lui, le photographe pour qui les mots ne sont jamais à la hauteur, sera-t-il capable de comprendre l’énigmatique message qu’elle finit par lui laisser : « Écoute la pluie » ?
Avec ce roman dense et bouleversant, Michèle Lesbre poursuit une œuvre lumineuse qu’éclaire le sentiment du désir et de l’urgence de vivre.

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13 avril 2013 : Dédicace de Marina Dédéyan, à la Librairie Mot à Mot, pour son livre De tempête et d’espoir (Flammarion)
En 1760, Anne de Montfort a 17 ans et se retrouve orpheline. Elle est sans nouvelles de son frère aîné parti aux Indes. Pour le retrouver, elle est prête à embarquer sur un navire à Saint-Malo.

20 mars 2013 : Jeanne Benameur est l’invitée du Café Littéraire pour son livre, Profanes (Actes Sud)
Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.
Jeanne Benameur bâtit un édifice à la vie à la mort, un roman qui affirme un engagement farouche. Dans un monde où la complexité perd du terrain au bénéfice du manichéisme, elle investit l’inépuisable et passionnant territoire du doute. Contre une galopante toute-puissance du dogme, Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

Profanes

Profanes

Les cafés littéraires de 2012

En 2012, nous avons reçu plusieurs auteurs qui sont venus nous présenter leur dernier ouvrage (roman ou essai).

23 novembre 2012 : Le Café Littéraire reçoit Laurent Olivier, pour son essai Nos Ancêtres les germains, les archéologues au service des nazis, chez Tallandier
C’est un secret bien gardé. Près de 90 % des archéologues allemands ont été membres du parti nazi. Mise au service du nazisme, l’archéologie fournit alors une légitimité scientifique à l’entreprise d’« épuration raciale » et de germanisation forcée menée par le IIIe Reich dans toute l’Europe occupée. Archives à l’appui, Laurent Olivier lève le voile sur l’embrigadement de l’archéologie allemande et met en évidence son obsession à prouver la présence germanique en Europe, et en particulier en France. Il s’agit d’établir la parenté supposée entre les mégalithes de Bretagne et ceux du nord de l’Allemagne et de la Scandinavie pour promouvoir l’idée d’une communauté de sang « nordique », ou de prouver le passé exclusivement germanique de l’Alsace. Ce que révèle Laurent Olivier, dans cette enquête fouillée, c’est à quel point les archéologues français ont largement coopéré, sous Vichy, avec leurs homologues nazis à la réécriture des origines de l’Histoire. Après la guerre, la plupart des archéologues recrutés au service des institutions du IIIeReich ont poursuivi leur carrière à l’université ou dans les musées, entretenant une véritable omerta sur le passé nazi de l’archéologie.

L'invitation au café littéraire du 23 novembre 2012

L’invitation au café littéraire du 23 novembre 2012 avec Laurent Olivier

16 octobre 2012 : Le Café Littéraire reçoit Hervé Bel, pour son roman Les choix secrets, éditions JC Lattès
« Il n’y a plus que la cuisine et le mari, le ciel gris derrière la mousseline des rideaux, et ce présent dont il faut bien se contenter. Ce présent est sa prison. Plus jeune, elle l’a supporté parce que, concevant l’avenir comme un espace vierge, un monde à lui tout seul, elle a cru que celui-ci prendrait un jour la place de celui-là et changerait le goût de sa vie. Mais le temps n’a fait que traverser son corps. Il est passé, la laissant là, inchangée avec sa façon d’appréhender les choses et les gens. L’avenir s’est rétréci tellement qu’il s’est confondu avec le présent et empêche désormais toute espérance de se déployer.»
Chaque soir, Marie commence sa ronde : il faut être certain que tout est bien fermé, chaque volet, chaque fenêtre, que l’on n’a surtout pas oublié d’éteindre la lumière. Marie est une vieille femme : elle ne veut pas être dérangée. Elle veut que chaque chose soit à sa place, que chaque jour s’écoule comme la veille, sans imprévu, sans douleur, qu’elle puisse contempler tout ce que la vie lui a permis de rassembler et d’accumuler : les objets, les photos, les souvenirs.
Aujourd’hui cette vie sans histoires lui convient. Mais, avant, elle voulait vivre, elle cherchait la passion et les drames, la souffrance, la sienne et celle des autres, de tous ceux qui l’entouraient.
Elle s’est mariée, a eu deux enfants, elle a hérité de la maison de ses parents, mais a-t-elle vécu ? Et comment a-t-elle vécu ?

Les choix secrets

Les choix secrets

5 juin 2012 : Le Café Littéraire, en partenariat avec l’association Bulles de Vie, reçoit Jacques Caplat pour son ouvrage L’agriculture biologique pour nourrir l’humanité, essai publié chez Actes Sud
L’agriculture biologique fait l’objet d’un véritablement engouement, tant de la part des consommateurs que des médias. Pourtant, ce mode de production agricole reste peu connu des citoyens et fait toujours l’objet de nombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives. A partir d’une connaissance intime du sujet en étant lui même fils d’agriculteur et ancien conseiller agricole, Jacques Caplat explique dans cet ouvrage les fondements et pratiques concrètes de l’agriculture biologique. Sans angélisme ni illusion, l’auteur montre un champ des possibles de belle ampleur et un véritable espoir, tant en matière de protection de l’environnement que de production alimentaire mondiale, grâce à l’agriculture biologique.

L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité

L’agriculture biologique pour nourrir l’humanité

10 avril 2012 : Le Café Littéraire reçoit Hubert Haddad, pour son roman Opium Poppy, chez Zulma
Encore et encore, on lui demande comment il s’appelle. La première fois, des gens lui avaient psalmodié tous les prénoms commençant par la lettre A. Sans motif, ils s’étaient arrêtés sur Alam. Pour leur faire plaisir, il avait répété après eux les deux syllabes. C’était au tout début, à Paris. On venait de l’attraper sur un quai de gare, à la descente d’un train…
Au fil de cette traque à l’enfant, se dessine l’histoire d’Alam. Celle d’un petit paysan afghan, pris entre la guerre et le trafic d’opium, entre son désir d’apprendre et les intimidations de toute sorte, entre son admiration pour un frère tête brûlée et l’amour éperdu qu’il porte à une trop belle voisine…Ce magnifique roman à la précipitation dramatique haletante éclaire la folle tragédie des enfants de la guerre. « Qui aura le courage d’adopter le petit taliban ? » semble nous demander avec une causticité tendre l’auteur d’Opium Poppy.

Café littéraire du 10 avril 2012 avec Hubert Haddad

Café littéraire du 10 avril 2012 avec Hubert Haddad