Trois conseils de lecture pour l’été

 

Des romans qui nous font voyager, plein d’aventures, d’enquêtes et de suspense, à glisser dans sa valise :

Le chemin du diable, de Jean-Pierre Ohl (Gallimard)

e6e6623ebbe9e7340ae9386bc2e3c875174591« Printemps 1824 : à Darlington, dans le nord de l’Angleterre, l’ingénieur George Stephenson construit la première ligne de chemin de fer. En drainant un étang, ses ouvriers découvrent un squelette qui pourrait être celui de lady Beresford, disparue vingt ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses. Nommé bien malgré lui juge de paix, le notaire Edward Bailey, disciple de Byron et grand amateur de madère, tente de démêler un imbroglio mêlant rumeurs, légendes et polémiques autour du projet de ligne ferroviaire. Pendant ce temps, à Londres, un étrange livre retrouvé dans la prison pour dettes de la Marshalsea arrive entre les mains de l’avocat Leonard Vholes. Sa page de garde porte le sceau des Beresford. Il n’en faut pas plus pour que Vholes dévide le fil de ses souvenirs, apportant au mystère un nouvel éclairage… »

L’architecte du sultan, d’Elif Shafak (J’ai Lu)

9782290127704

« Istanbul, XVIe siècle. Le jeune Jahan, arrivé clandestinement, évolue dans la ville en compagnie d’un éléphant blanc destiné à être offert au sultan Soliman le Magnifique. Il rencontre des courtisans, des gitans, des dompteurs, mais aussi la belle Mihrimah. Un jour, il attire l’attention de Sinan, l’architecte du roi. »

La table du roi Salomon, de Luis Montero Manglano (Actes Sud)

9782330078317« Canterbury : des ruelles pavées à l’ombre d’une cathédrale mythique, un honorable archevêque, des étudiants, des pubs et des bicyclettes. Tirso Alfaro, doctorant espagnol en art médiéval, s’ennuie à mourir au musée de la ville, où il officie comme guide ; jusqu’au jour où, sous ses yeux, un moine dérobe la précieuse patène ancienne, fleuron de la céramique vitrifiée des maîtres cordouans, qu’il était venu étudier. Échouant à convaincre les autorités que l’œuvre qui continue de briller de tous ses feux derrière la vitrine blindée est une réplique, Tirso est renvoyé à Madrid, où l’attend une offre d’emploi énigmatique, assortie d’un extravagant test d’aptitude… qu’il réussit. Il intègre alors le Corps royal des quêteurs : une organisation secrète, établie dans les sous-sols du Musée archéologique de Madrid, et dont la mission consiste à localiser et à rapatrier par tous les moyens les œuvres du patrimoine historique national que les rapines des guerres des XIXe et XXe siècles ont éparpillées à travers le monde. »
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C’est la rentrée!

Et oui c’est déjà la rentrée!
La librairie est ouverte à nouveau depuis une quinzaine de jours, et la rentrée littéraire est arrivée.
560 nouveautés publiées pour ce cru 2016.. On vous a préparé une petite sélection :

 

Police, d’Hugo Boris (éditions Grasset)

Un soir d’été caniculaire, en plein incendie du CRA (centre de rétention administrative) du Bois de Vincennes, trois gardiens de la paix se retrouvent à devoir accomplir une tâche qui ne leur est pas habituelle : reconduire un étranger à la frontière.

Mais l’une d’entre eux comprend que l’homme qu’ils raccompagnent à l’aéroport est menacé de mort dans son pays d’origine. En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. De la légalité ou de la moralité, qui triomphera?

 


L’insouciance, de Karine Tuil aux éditions Gallimard

Romain Roller, lieutenant de retour d’une mission militaire en Afghanistan.
François Vély, charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre ancien résistant.
Marion Decker, jeune journaliste et écrivaine à l’enfance tourmentée.
Osman Diboula, ancien éducateur social devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante.

 

 


Lucie ou la vocation, de Maëlle Guillaud (éd. Héloïse d’Ormesson)

eho_guillaudc« Lucie est amoureuse. Éperdument. Mais pour imposer celui qu’elle a choisi, elle va devoir se battre. Ne pas céder face à l’incompréhension et à la colère des siens. Malgré les humiliations quotidiennes, les renoncements et l’ascèse, elle résiste et rêve d’absolu. Un jour, pourtant, le sacrifice qu’elle a durement payé est ébranlé par la découverte d’un secret. Le doute s’immisce. S’est-elle fourvoyée ou est-elle victime d’une manipulation ? »

Une quatrième couverture un peu mystérieuse, mais qui a le mérite de ne pas dévoiler le livre! Un premier roman sensible et juste, original par son thème. Une réussite.

 


Le bal mécaniqueLe Bal mécanique, de Yannick Grannec (éd. Anne Carrière)

« Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bauhaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C’était avant que les nazis ne dévorent l’Europe, c’était un temps où l’on pouvait encore croire au progrès, à l’Art et au sens de l’Histoire.
Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.
Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d’une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d’intérieur et thérapie familiale ? Quel rapport avec son père, Carl, peintre oublié qui finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, hanté par les fantômes de la guerre de Corée et les mensonges d’une enfance déracinée ? Quel rapport avec Cornelius Gurlitt, cet homme discret chez qui on a découvert en 2012 la plus grande collection d’art spoliée par le IIIe Reich ? Quel rapport avec le marchant d’art Theodor Grenzberg, qui poursuit sa femme, Luise, dans la folle nuit berlinoise ? Quel rapport avec Gropius, Klee, Rothko, Marx, Scriabine, l’obsession de la résilience et Ikea ?
Un siècle, une famille, l’Art et le temps. Vous êtes invités au Bal mécanique. »

Après La Déesse des petites victoires, Yannick Grannec nous plonge dans un tout autre univers, celui de l’Art, au travers de cette fresque familiale très réussie.

 


14 juillet d’Eric Vuillard aux éditions Actes Sud

14 Juillet

« La prise de la Bastille est l’un des évènements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire telle qu’elle fut écrite par les notables, depuis l’Hôtel de ville, du point de vue de ceux qui n’y étaient pas. 14 Juillet raconte l’histoire de ceux qui y étaient. Un livre ardent et épiphanique, où notre fête nationale retrouve sa grandeur tumultueuse. »

Eric Vuillard nous offre un récit historique exemplaire où l’on voit enfin l’Histoire avec les yeux de celles et ceux qui l’ont faite.

 

 


L’archipel d’une autre vie, d’Andreï Makine (Seuil)

« Aux confins de l’Extrême-Orient russe, dans le souffle du Pacifique, s’étendent des terres qui paraissent échapper à l’Histoire…
Qui est donc ce criminel aux multiples visages, que Pavel Gartsev et ses compagnons doivent capturer à travers l’immensité de la taïga ?
C’est l’aventure de cette longue chasse à l’homme qui nous est contée dans ce puissant roman d’exploration. C’est aussi un dialogue hors du commun, presque hors du monde, entre le soldat épuisé et la proie mystérieuse qu’il poursuit. Lorsque Pavel connaîtra la véritable identité du fugitif, sa vie en sera bouleversée. La chasse prend une dimension exaltante, tandis qu’à l’horizon émerge l’archipel des Chantars : là où une « autre vie » devient possible, dans la fragile éternité de l’amour. »

 


La succession de Jean-Paul Dubois (éditions de l’Olivier)

« Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Il a beau y avoir connu le bonheur, rien n’y fait : il est complètement inadapté au monde. Même le jaï-alaï, cette variante de la pelote basque dont la beauté le transporte et qu’il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasser le poids qui pèse sur ses épaules. L’appel du consulat de France lui annonçant la mort de son père le pousse à affronter le souvenir d’une famille qu’il a tenté en vain de laisser derrière lui.
Car les Katrakilis n’ont rien d’une famille banale : le grand père, Spyridon,La Succession médecin de Staline, a fui autrefois l’URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur; le père, Adrian, médecin lui aussi, était un homme insensible, sans vocation ; l’oncle Jules et la mère, Anna, ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. En outre, cette famille semble, d’une manière ou d’une autre, vouée passionnément à sa propre extinction.
Avec La Succession, Jean-Paul Dubois nous livre une histoire bouleversante où l’évocation nostalgique du bonheur se mêle à la tristesse de la perte. On y retrouve intacts son élégance, son goût pour l’absurde et la liste de ses obsessions. »

 


Anna de Niccolo Ammaniti, chez Grasset

« Sicile, 2020. Un virus mortel, « la Rouge », a déferlé sur l’Europe quatre ans auparavant et décimé la population adulte ; les jeunes, eux, sont protégés jusqu’à l’âge de la puberté. Anna se retrouve seule avec Astor, son petit frère de quatre ans.
Elle doit affronter le monde extérieur avec ses cadavres, ses charognards, ses chiens errants et affamés, l’odeur pestilentielle, pour trouver, quand il en reste, des médicaments, des bougies, des
piles, des boîtes de conserve, avec comme unique guide dans cette lutte pour la survie, le cahier d’instructions que lui a légué leur mère avant d’être emportée par la maladie.
Lorsqu’Astor disparaît, Anna part à sa recherche, prête à défier les bandes d’enfants sauvages qui errent à travers les rues désertes, les centres commerciaux et les bois. Mais l’ordre appartient au passé et les règles d’autrefois ont été oubliées. Pour réussir à sauver Astor, Anna va devoir en inventer de nouvelles, parcourant ce monde à l’abandon où la nature a repris ses droits, ne laissant que les vestiges d’une civilisation qui a couru à sa propre perte.
Une véritable odyssée des temps modernes où s’entremêlent lumière et ténèbres, un duel permanent entre la vie et la mort. »


Station Eleven, Emily ST. JOHN MANDEL, éditions Payot et Rivages

« Dans un moStation-elevennde où la civilisation s’est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu de la désolation. »

Un très  bon roman d’anticipation, par l’auteure des Variations Sebastian.

 


Le livre de Memory, de Petina Gappah (JC Lattès)

« Enfermée dans le couloir de la mort, pour un crime qu’elle n’a pas commis, Memory se souvient : son enfance joyeuse dans le township près d’Harare (au Zimbabwe), où la nuit les sorcières mangent les enfants. Son attachement pour cet homme blanc, mystérieux et érudit, qui lui a donné une éducation et l’amour des livres…
Désormais, Memory partage ses interminables journées avec Verity et Jimmy, l’arnaqueuse et la prostituée. Entre rire et émotion, le passé resurgit et éclaire son improbable destin.
D’une écriture étincelante, mélodique, ce roman plonge le lecteur dans un monde de mystères, de dérisions et d’énergie vitale. »

Un roman puissant, émouvant, aux personnages attachants.


Elisa Shua Dusapin, Hiver à Sokcho aux éditions Zoé

« À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coréenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration depuis sa Normandie natale. C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable : un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante. »

Un premier roman tout en finesse.

 

 

Pour finir, quelques chouettes sorties en poche ces jours-ci :

Profession du père de Sorj Chalandon
Le Complexe d’Eden Bellwether deBenjamin Wood
Juste avant l’oubli d’Alice Zeniter
Perfidia de James Ellroy
La septième fonction du langage de Laurent Binet
Le royaume d’Emmanuel Carrère
Danser les ombres de Laurent Gaudé

Pas le temps de lire en ce moment avec la rentrée scolaire?
Déposez nous votre liste de livres scolaires et cahiers d’activités (TD et autres workbook) : on s’occupe de tout!

Bonne rentrée à toutes et tous!

Trois coups de coeur dans Télématin

Ce matin dans Télématin sur France 2 pour parler de trois coups de cœur pour l’été:

  • A l’orée du verger de Tracy Chevalier, Editions Quai Voltaire
  • Tokyo Vice de Jake Adelstein, Editions Marchialy
  • Amours de Léonor de Récondo, Editions Points

 

LES LIVRES

À L’ORÉE DU VERGER
Tracy Chevalier
Ed. Gallimard (2016)
Trad. de l’anglais (États-Unis) par Anouk Neuhoff

En 1838, dans l’Ohio, la famille Goodenough s’installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l’Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d’une nouvelle croix le bout de verger qui fait péniblement vivre cette famille de cultivateurs de pommes. Tandis que James, le père, tente d’obtenir de ces terres hostiles des fruits à la saveur parfaite, la mère, Sadie, en attend plutôt de l’eau-de-vie et parle à ses enfants disparus quand elle ne tape pas sur ceux qui restent.

Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l’Ouest. Il sera garçon de ferme, mineur, orpailleur, puis renouera avec la passion des arbres en prélevant des pousses de séquoias géants pour un exportateur anglais fantasque qui les expédie dans le Vieux Monde. De son côté, sa sœur Martha n’a eu qu’un rêve : traverser l’Amérique à la recherche de son frère. Elle a un lourd secret à lui faire partager…

TOKYO VICE
Jake Adelstein
Ed. Editions Marchialy(2016)
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cyril Gay

Quand Jake Adelstein intègre en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun, il n’a que 24 ans et il est loin de maîtriser les codes de ce pays bien différent de son Missouri natal. À Tokyo, il couvre en étroite collaboration avec la police les affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Pour cela, il n’hésite pas à s’enfoncer dans les quartiers rouges de la capitale, dans les entrailles du vice et de la décadence. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position dangereuse, inédite et ambivalente, aux frontières du crime, qui incite Jake Adelstein à entrer dans un jeu dont il ne maîtrise pas les règles.

À mi-chemin entre le polar mafieux et l’enquête journalistique, Tokyo Vice est aussi le roman initiatique d’un jeune journaliste américain à Tokyo qui nous livre, avec beaucoup d’humour, un témoignage nerveux sur l’envers de la société nippone.

AMOURS
Léonor de Récondo
Ed. Points (2016)

Tandis que son épouse dort paisiblement, Anselme le notaire abuse de Céleste, la jeune bonne, qui tombe enceinte. Pour sauver l’honneur de tous, Victoire décide d’adopter l’enfant. Mais elle n’a pas la fibre maternelle, et le nouveau-né dépérit. En cachette, Céleste va tendrement prendre soin de son petit. Une nuit, Victoire les rejoint dans la chambre sous les combles…Née en 1976, Léonor de Récondo est violoniste et écrivain. Elle se produit avec de nombreuses formations et enregistre des CD et DVD. Elle est l’auteure de Rêves oubliés et Pietra viva, disponibles en Points

http://www.france2.fr/emissions/telematin/diffusions/17-06-2016_494271

 

 

Les livres que nous avons aimés récemment…

Les livres que nous avons aimés dernièrement :

  •  Amours, Leonor de Recondo, Sabine Wespieser éditeur

amours« Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré.
Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches.
Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles…
Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout. »

  • LoveStar, Andri Snaer Magnason, Zulma

LaSolutionEsquimauAW

« « Peu de temps après que les mouches à miel eurent colonisé Chicago, les papillons monarques furent saisis d’un étrange comportement. […] Au lieu d’aller vers le sud rejoindre leurs quartiers d’hiver, ils se dirigèrent vers le nord. » C’est ainsi que s’ouvre le roman, fable imaginative et pourtant étrangement familière, tenant à la fois de Calvino et des Monty Python.

Face à la soudaine déroute de toutes sortes d’espèces volantes, le génial LoveStar, vibrionnant et énigmatique fondateur de l’entreprise du même nom, invente un mode de transmission des données inspiré des ondes des oiseaux, libérant d’un coup l’humanité, pour son plus grand bonheur, de l’universelle emprise de l’électronique. Et développant au passage quelques applications aussi consuméristes que liberticides… Avec des hommes et des femmes ultra connectés payés pour brailler des publicités à des passants ciblés, le système ReGret, qui permet « d’apurer le passé », ou le rembobinage des enfants qui filent un mauvais coton. Autre innovation, et pas des moindres, en faveur du bonheur humain : les âmes sœurs sont désormais identifiées en toute objectivité par simple calcul de leurs ondes respectives.

Quand Indriði et Sigríður, jeunes gens par trop naïfs et sûrs de leur amour, se retrouvent « calculés », ils tombent des nues : leur moitié est ailleurs. Les voilà partis, Roméo et Juliette postmodernes contrariés par la fatalité, pour une série de mésaventures cocasses et pathétiques, jusqu’à ce que leur route croise celle de LoveStar lui-même, en quête de son ultime invention… »

  • Revolver, NAKAMURA Fuminori, Editions Philippe Picquier

Revolver

« Un soir de pluie, un étudiant découvre le corps d’un homme sous un pont. Près de lui repose l’arme qui l’a tué. Ou avec qui il s’est donné la mort. Un lawman mk iii 357 magnum ctg.
Cette rencontre submerge l’étudiant d’une joie si intense qu’il lui semble que son cœur va se déchirer en deux. Ce revolver d’une beauté magnétique va le révéler à lui-même. Faire surgir à la lumière les zones d’ombre de son enfance, ouvrir un monde enclos en lui, l’emmener vers un ailleurs.
Comment résister à l’appel d’un instrument conçu pour ôter la vie, fabriqué de sorte à faciliter ce geste, dont la pureté des formes répond au besoin de faire feu et tuer ?
Entre le jeune homme et le revolver grandit une histoire d’amour dont le récit épouse les moindres variations avec une précision envoûtante, tel un parfait et effrayant diamant noir luisant dans la nuit. »

  • Les Variations Sebastian, Emily St. John Mandel, Editions Payot & Rivages

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« Lorsque Gavin, journaliste new-yorkais, retourne à Sebastian, dans sa Floride natale, il ne se doute pas que sa vie va basculer. C’est une photo qui déclenche tout. Celle que sa sœur a prise devant une maison dont les occupants sont sur le point d’être expulsés. Gavin y voit le visage d’une fillette qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. D’un coup, c’est toute sa jeunesse qui remonte à la surface : le lycée de Sebastian, la fondation du Lola Quartet avec Daniel, Jack et Sasha. Et surtout, son amour pour la fantasque Anna, qui avait mystérieusement disparu à la fin de l’année scolaire. Est-il possible que cette petite fille soit la leur? Où est-elle maintenant? Qu’est devenue Anna? La réponse à ces questions va conduire Gavin au cœur des ténèbres. »

  • Tétraméron, José Carols Somoza, Actes Sud

Tetrameron« En excursion scolaire dans un mystérieux ermitage aux abords de Madrid, une collégienne découvre Tétraméron, une société occulte qui se réunit une fois l’an pour raconter des histoires énigmatiques toutes plus terrifiantes – ou édifiantes – les unes que les autres. Après avoir écouté les contes cruels des quatre membres, elle devra relater le sien, rite initiatique obligé pour entrer dans ce cercle obscur et très privé ; et quitter pour toujours les rives de l’enfance.

Les histoires, hantées par la présence du péché, de la tentation, de la luxure et du Mal s’ouvrent les unes sur les autres telle une succession d’effrayantes matriochkas avant la révélation finale. Au fil de ces fables intrinsèquement liées, José Carlos Somoza nous plonge dans un univers gothique et sombre, empreint d’une angoissante débauche, à l’image du Décaméron de Boccace. »

  • Les Luminaires, Eleanor Catton, Buchet-Chastel 

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« Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l’or, l’île voit débarquer sur ses côtes tout ce que la vieille Europe compte d’ambitieux et de désespérés. Parmi eux, Walter Moody, un jeune britannique ruiné bien décidé à trouver fortune accoste au port d’Hokitika, sur la côte Ouest, après un éprouvant voyage. Mais une étrange assemblée l’attend dans le petit hôtel où il a trouvé refuge. Là, dans une atmosphère des plus tendues, douze hommes du cru tiennent une réunion secrète pour tenter d’élucider des faits étranges qui agitent la communauté depuis plusieurs semaines. Un riche notable a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours, et on a découvert une immense fortune dans la maison d’un pauvre ivrogne, mort lui aussi. Moody succombe bientôt à l’irrésistible attrait du mystère et se retrouve plongé dans un entrelacs d’intrigues et de destins vertigineux.

Formidable restitution des grands romans anglo-saxons du XIXe siècle, Les Luminaires est une narration ambitieuse dont la structure emprunte à l’astrologie pour livrer un inoubliable roman d’amour, une histoire de fantômes, de pouvoirs et d’énigmes insolubles campés dans une Nouvelle-Zélande ou la fièvre de l’or est reine. »

Mais aussi…

Peine perdue, Olivier Adam, Flammarion
– Le dernier gardien d’Ellis Island, Gaëlle Josse, éditions Noir sur Blanc
– Debout payé, Gauz, Le Nouvel Attila
Charlotte, David Foenkinos, Gallimard
Message personnel, Arne Dahl, Actes Sud
Kobra, Deon Meyer, Seuil
Danser les ombres, Laurent Gaudé, Actes Sud

« Parole des libraires », spéciale littérature américaine

Le dernier épisode de « Parole des libraires », du site lecteurs.com, consacré à la littérature américaine, s’est déroulé à la librairie Mot à Mot.

C’est l’occasion de présenter les trois coups de coeur du libraire de la rentrée littéraire en littérature américaine :

La légende de Loosewood Island d’Alexis Zetner, américain d’origine canadienne très remarqué dès son premier roman, Les Bois de Sawgamet (Lattès, 2011) qui a été lauréat du Narrative Prize et du O. Henry Prize en 2008.
Price de Steve Tesich auteur qui connait un succès posthume phénoménal avec son roman Karoo.
Les Réputations de Juan Gabriel Vasquez, auteur colombien qui traite d’un sujet brûlant d’actualité : l’effacement dévastateur de la frontière entre vie privée et vie publique.

Vous pouvez accéder à la vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.lecteurs.com/article/parole-des-libraires-speciale-litterature-americaine-avec-guillaume-chevalier/2441808

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Parole de libraire sur la littérature Américaine by OrangeLecteurs

Mai en automne

Mai en automne

Chantal CREUSOT

Mai en automne couverture poche 

Quelque part dans le Cotentin de l’entre-deux guerres… Nous y suivons le destin de plusieurs familles sur deux générations. Entre le monde rural et la petite bourgeoisie, les destins se croisent…

Des scènes de la vie provinciale de première moitié du XXème siècle nous sont livrées avec justesse et finesse dans cet ouvrage. Un premier roman magnifique, qui sort ces jours-ci en poche aux éditions Zulma